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© CNRS - 1949
Numéro de notice
485
Magiciens du Wanzerbe (Les)
Principaux rituels profanes et sacrés des magiciens sorante du village de Wanzerbe au Niger. Ces magiciens sont descendants de Si, fondateur de l'empire songhaï.
A Wanzerbe arrivent des caravanes de marchands touaregs et bella. Sur le marché s'échangent produits alimentaires, poteries, sel, coton, troupeaux... Les femmes puisent de l'eau et les enfants font au cinéaste la démonstration de leurs jeux.
Un magicien, Mossi, prépare dans sa case, à partir de mil et d'écorce d'arbre qu'il est allé chercher en brousse, un charme magique pour faire engraisser les femmes trop maigres. Il pratique une divination avec des cauris et le tracé sur la terre d'un thème géomantique. Il sacrifie des animaux au génie qui le guide.
Au cours d'une cérémonie collective pour protéger le village du mal, un magicien représentant toute la communauté des magiciens danse sur le rythme des tambours, jusqu'à l'extase.
Le chef du village, les magiciens et les jeunes garçons participent au sacrifice offert tous les ans au génie de la montagne protectrice du village.
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Transcription
Les gens du pays Songhay disent que les faucons et que les vautours qui volent dans le vent vont écouter les secrets de Dieu pour les redire aux magiciens sohantye. Les magiciens sohantye qui savent les secrets du ciel et les secrets de la terre, les secrets des arbres et les secrets de la brousse.
Tous les magiciens sohantye du pays Songhay les plus célèbres sont ceux du village de Wanzerbé. Wanzerbé est à une centaine de kilomètres du Niger et, pour s'y rendre, on emprunte la route qui fut jadis la route des invasions. C'est par là qu'arrivèrent les pillards touareg et les conquérants marocains. Mais, aujourd'hui, sur cette route, on ne rencontre que de paisibles caravanes de marchands, des gens du Songhay, des Touareg du Gourma venus à Wanzerbé pour y acheter ou y vendre des troupeaux.
Et derrière les chevaux et les chameaux trottine une petite fille qui tire un cabri rétif.
Bientôt apparaissent les premiers arbres de Wanzerbé. Les chevaux caracolent. Le chef Sourgya est reçu par les notables, qui viennent le saluer. Le chef des Touareg Oulliminden fait baraquer son chameau blanc.
Et Natio Meyga, le guide aux belles bottes brodées, arrive, comme d'habitude, le dernier.
Aujourd'hui, samedi, c'est jour de marché. Les gens de Wanzerbé n'aiment pas les étrangers, et aucun ne salue Natio Meyga. Le marché de Wanzerbé se tient dans un thalweg qui sépare deux quartiers de la ville : le quartier faryé et le quartier sohantye. Ici, à l'ombre d'un arbre où l'on vend toutes les marchandises nécessaires à l'alimentation : le lait, le beurre, le fromage, les épices.
Si cette femme sourit, d'autres ont peur et se cachent.
Les potières ont amené de la brousse des grands vases d'argile qui servent à préparer la cuisine et à chercher l'eau.
Au soleil se tient le marché [du ………]
Les Touareg ont amené du nord du Sahara le sel, le sel en plaques, qu'ils scient en petits cubes brillants. Le coton se vend à la poignée, à la coudée, au pagne. Et comme les gens de Wanzerbé ignorent pour la plupart la valeur de l'argent, c'est par échange qu'ils procèdent : un pagne contre un chevreau.
Les Bella, les captifs des Touareg, ont amené ici les troupeaux de boeufs, et ce sont des boeufs que Sourgya, le chef de canton, marchandent avec ces Bella, qui, eux-mêmes, sont montés sur des boeufs.
Mais le marché de Wanzerbé est éphémère. Dès midi, tout le monde s'en va. Les Touareg repartent sur leurs chameaux ; les Bella s'en vont vers la brousse, montés sur leurs boeufs, et les gens de Wanzerbé rentrent chez eux.
Ces gens de Wanzerbé sont venus se ravitailler ici en marchandises et les femmes préparent la cuisine. Le mil, qu'elles pilent, sous l'oeil rieur des petites filles.
Les femmes et ces petites filles vont tous les jours chercher l'eau lorsque le soleil baisse. Le village de Wanzerbé est en effet construit au bord d'un goru. C'est une rivière qui se trouve à sec durant la saison sèche, mais, dans le sable du lit, on a creusé des puits et, pour éviter les palabres, chaque famille a le sien.
La nappe d'eau n'est pas bien profonde, il suffit d'une calebasse attachée au bout d'une corde pour atteindre celle-ci et puiser l'eau.
L'eau, versée dans les grands vases d'argile, est ramenée à l'épaule vers le village.
Ce village de Wanzerbé est construit, comme tous les villages du nord du Soudan, de cases au toit de paille et aux murs d'argile. Ces cases sont réunies en concessions familiales, et ce sont les femmes qui ont la charge de l'entretien de ces concessions, qui balayent, qui font le ménage, aidées par les petites filles quand celles-ci ne préfèrent pas jouer.
Quant aux jeunes gens de Wanzerbé, assis sur un tronc d'arbre, ils jouent aux jeux de hasard.
Ce sont les enfants qui viendront les premiers. Les enfants de Wanzerbé sont groupés en classes d'âge sous les ordres d'un ancien responsable et, aujourd'hui, ils sont venus nous montrer leurs jeux : le jeu de cloche-pied ; le jeu de cloche-pied collectif, qui, lui aussi, est un prétexte à d'infinies bousculades ; le jeu de lever-porter ; les équilibres ; les renversements ; le pont ; et la danse.
Ce jeu qui ressemble à celui que nous appelons en France le jeu de l'ours, et où les enfants sautent successivement sur un groupe jusqu'à ce que ce groupe s'écroule.
Le jeu de prise. Et le dernier arrivé, le jeu de camion, qui soulève la belle poussière.
Puis ces enfants se souviennent qu'un jour ils ont été circoncis. Et, comme ce jour-là, ils se réunissent en cercle et ils frappent la terre en chantant la chanson des circoncis.
Le chef des enfants, pour les faire partir, est obligé d'organiser une course jusqu'à un arbre voisin.
C'est alors que vinrent les magiciens.
Voici Mossi, l'un de ces magiciens sohantye de Wanzerbé qui sort de sa case. Mossi va nous conduire d'abord chez le doyen de ces magiciens, ce vieil aveugle, qui va nous dire qui sont ces magiciens : les descendants de Si, le fondateur de l'empire Songhay, celui qui savait voler dans le ciel, se transformer en vautour et transformer aussi son cheval en vautour pour surveiller cet immense empire, et qui est représenté aujourd'hui par cette petite bague d'argent, appartenant au magicien Bakary.
Voici Dyadyé et Baraké. Le vieux Dyadyé est en train de dire à Baraké comment les magiciens doivent initier leurs jeunes garçons : les emmener en brousse, leur montrer les arbres, leur apprendre à couper l'écorce de ces arbres, mais aussi à se protéger en attachant la brousse, à se protéger au nord, à l'est, à l'ouest et au sud.
Le magicien est parti seul en brousse. Il jette son sac, son bâton, il s'approche de l'arbre dont il va prendre l'écorce. Mais, avant, il attache la brousse dans la direction des quatre points cardinaux. Il salue l'arbre. Il dit : « Je suis venu avec le savoir du village, donne-moi le savoir de la brousse. » Puis il s'agenouille et il fait une blessure symbolique à l'arbre avec son coupe-coupe. Il la lave avec de la terre. Ainsi protégé, il peut entamer directement l'écorce de l'arbre, au nord, au sud, à l'est et à l'ouest.
C'est cette écorce pilée qui va lui servir à préparer les charmes magiques.
Suivons Mossi à l'intérieur de la case qui lui sert de laboratoire. Aujourd'hui, il va préparer un charme qui s'appelle un hampi kanendi. C'est un charme qui permet de faire engraisser les femmes qui sont trop maigres. Pour cela, Mossi va faire germer, à la surface de l'eau contenue dans un grand vase d'argile, des graines de mil.
Le mil germera en un jour. Il mettra ce mil dans un gâteau, donnera l'eau à boire aux femmes, et ainsi elles engraisseront. Mais, avant de continuer, Mossi va se protéger, il va attacher la brousse. Il a rempli une petite calebasse d'eau. Il la recouvre d'un linge léger, après avoir récité une formule.
Il tient cette calebasse à bout de bras, se concentre un instant et, quand il dit le mot « kak ! », il renverse la calebasse. Aucune goutte d'eau n'est sortie. Mossi boit l'eau contenue dans la calebasse, il s'en humecte les bras, les mains, le visage. Il a attaché la brousse, il peut continuer son travail.
Il tient le grand vase d'argile du hampi kanendi à plein bras. Il prononce une nouvelle formule : « Dyadye est devant moi, Dyadye est derrière moi, ce qui était bon dans la bouche de mes ancêtres doit être meilleur dans ma bouche. » Et il crachote dans la direction des quatre points cardinaux. Il répand à la surface de l'eau une première couche faite avec l'écorce de l'arbre kabe qui a été réduite en poudre.
Au-dessus, il répand une deuxième couche en commençant par un cercle, cercle magique de protection. C'est l'écorce de l'arbre faray qui doit faire germer le mil en un jour. Puis, en regardant sa main gauche, il place les graines de mil par petits tas en commençant par le centre.
Il termine par un cercle magique, prononce une dernière formule, crachote. Il n'a plus qu'à attendre que le mil germe. Et voici qu'arrive un client. Car ces magiciens de Wanzerbé sont aussi des devins. Ce client est venu demander à Wanzerbé des renseignements sur sa vie conjugale. Et Mossi lit ces renseignements dans les cauris, les sept coquillages dont la position respective donne une réponse à la question posée.
Mossi jette à nouveau les cauris, mais ceux-ci ne veulent plus parler. Le client insiste. Alors Mossi va lire dans la terre. Il attache la brousse, dit : « La terre ne ment pas. » Puis il jette les étoiles, ces quatre séries de points jetés au hasard qu'il compte par paires et qu'il recommence quatre fois de suite. La comptabilité est marquée au bout du jet : deux traits parallèles : pair, un seul trait : impair. À l'aide de cette comptabilité, il trace sur la terre le thème géomantique.
C'est une interprétation complexe des traits qu'il vient de tracer et qui donne une réponse non seulement à la question demandée, mais encore à des tas d'autres questions, car la terre ne ment pas. Si Mossi a ce pouvoir, c'est parce qu'il est guidé par un génie. Mossi a élevé dans la cour de sa concession un autel à ce génie. Ce sont quatre arbres plantés dans la direction des quatre points cardinaux. Et pour forcer ce génie à lui donner son aide, Mossi doit lui sacrifier, de temps en temps, un animal. À la façon dont se débat le poulet qu'il a égorgé, à la façon dont le sang coule sur le sol, Mossi sait si le génie accepte le sacrifice.
Mais, aujourd'hui, le génie n'est pas satisfait, il veut encore du sang. Ce bouquetin blanc, à son tour, est renversé au pied de l'autel. Et Mossi en l'égorgeant prononce la formule. Il sort bientôt en tenant ces deux dépouilles qu'il va jeter dans un coin de sa concession. Son fils se déshabille pour lui tendre l'eau de l'ablution.
C'est ainsi, seul, dans la brousse ou dans leur case, que travaillent ces magiciens de Wanzerbé.
Si les magiciens de Wanzerbé travaillent toujours seuls, il leur arrive parfois d'avoir à se réunir. C'est lorsque le mal menace le village, les sorciers mangeurs d'âmes de la brousse, les magiciens des villages voisins, essayent de venir gâter le travail des magiciens de Wanzerbé. Alors, il faut organiser un sohantye hori, une danse des magiciens. Pendant cette danse, un seul magicien dansera. Il symbolisera toute la communauté et c'est lui qui sera jugé [sic] de chasser le mal.
Les hommes reviennent de brousse et se dirigent vers la place du village où retentissent les joueurs de tambour d'aisselle. Les femmes aussi viennent. Elles quittent les travaux de l'eau car elles jouent un rôle important dans ces danses.
Les petits garçons sont venus voir comment dansent leurs pères et comment, un jour, ils danseront. Déjà, les magiciens sont là et, chaque fois que l'un d'eux arrive, les joueurs de tambour crient ces devises : « Fils de Si, fils de Almine, Si vole dans la nuit, Si vole dans le jour. »
Voici qu'arrive le danseur. Après avoir fait un cercle magique avec une pincée de terre, il fait signe aux musiciens de s'approcher de lui.
Il tient à la main le sabre dont la poignée représente une tête de vautour, pour rappeler que son ancêtre Si savait voler comme un vautour. C'est avec ce sabre qu'il va se livrer à ce duel douteux avec le mal. Il va combattre celui-ci en grandes passes verticales, en passes horizontales.
Les femmes poussent des youyous. Les hommes viennent jeter des cadeaux avec des gestes nobles.
Après cette première purification, la danse proprement dite va commencer. C'est au simple son de cet orchestre, à la simple audition de ces paroles, que le magicien doit arriver à l'extase. Mais ce travail est si difficile qu'il faut que les musiciens se surpassent, et le chef Sourgya est allé chercher le meilleur des tambourinaires de Wanzerbé. Pendant le repos, le magicien boit. Après avoir jeté deux pincées de terre dans l'eau et, avant de se lever, il ramasse encore une pincée de terre.
La danse n'est qu'un simple piétinement rythmé aux sons de cet orchestre, au son de ces voix qui disent : « Si prend les armes, Si Barou, Si Almine, Si peut tuer l'homme entre la coiffure et la tête, Si peut tuer l'homme entre la chaussure et le pied, Si peut tuer l'homme entre la veste et le cou. »
Lorsque le magicien est fatigué, il fait signe à ses captives de danser à sa place. Cette danse est une danse au symbolisme sexuel. Une femme a caché une calebasse sous sa jupe, elle représentera la femme. Une autre a caché un bâton sous un pan de son pagne, elle représentera le garçon.
À coups de bâton, les musiciens chassent les spectateurs qui se sont trop approchés et la danse continue. L'extase se manifestera chez le magicien par deux signes : il tremblera et de sa bouche sortira une petite chaîne qu'il a dans le ventre et qui est son arme la plus redoutable. Mais le fils du magicien n'a pas pu résister aux sons de cette musique, il se met à danser lui aussi. Bientôt, les musiciens entourent le magicien. Celui-ci tremble et voici que de sa bouche sort cette petite chaîne qui se balance pendant quelques secondes devant son visage. Le mal est chassé loin de Wanzerbé. Mais, à la vue de cette chaîne, tous les magiciens sont pris d'une sorte de fureur : ils tremblent, ils dansent, ils pleurent.
Si les magiciens de Wanzerbé chassent ainsi le mal de leur village, ils ont encore un autre protecteur. C'est le génie de la montagne de Sargoumé. Ce génie est le protecteur des champs, des troupeaux, et c'est lui qui donne la santé au village. Mais, pour que ce génie accorde ainsi ses faveurs au village de Wanzerbé, il est nécessaire que, tous les ans, à la saison sèche, un matin de bonne heure, on aille lui sacrifier un animal.
Ce sont les jeunes garçons qui partent les premiers vers la montagne de Sargoumé. Les petites filles, les femmes, n'ont pas le droit d'assister à la cérémonie. Les jeunes garçons marchent seuls à travers la brousse, à travers cette brousse hostile qu'ils ne connaissent pas encore, ils passent à côté de ces arbres dont ils ne savent ni le nom ni les propriétés magiques.
Derrière vient l'animal que l'on va sacrifier. Cette année, c'est un veau blanc. Le chef de village, entouré de ses frères et de ses fils, conduit l'animal vers la montagne de Sargoumé, car c'est lui, le chef, qui a la responsabilité du sacrifice.
Arrivé au pied de la montagne, le chef va, tout seul, se recueillir. Il va dire au génie de Sargoumé : « Nous t'avons apporté de la viande, donne-nous la santé et la bonne récolte. » Les jeunes garçons de Wanzerbé sont déjà nombreux, les chiens aussi sont venus, car ils savent que, tout à l'heure, il y aura du sang.
Tous les magiciens doivent être là. Ils se présentent au chef qui les place. En voici un qui vient, suivi de son fils qui a déjà commencé son initiation. Il salue le chef.
Ce vieillard a tenu à venir. Il s'appuie sur le long bâton fourchu qui est l'insigne des vieillards nobles au pays Songhay. Ces trois-là reviennent des travaux de la brousse.
Et voici le danseur. Il salue le chef. Ces magiciens sont venus les uns avec les lances qui servaient d'armes à leur père, d'autres avec les haches qui leur ont servi à couper l'écorce des arbres, le vieillard avec son bâton fourchu, le chef des enfants avec un bambou. C'est lui qui ordonne aux garçons d'aller en brousse chercher les fagots de bois avec lesquels on va brûler la viande de l'animal après le sacrifice. Pendant ce temps, les magiciens discutent entre eux pour savoir quel est l'endroit exact où doit avoir lieu ce sacrifice.
Un endroit est désigné. Le chef donne son accord. L'un des magiciens s'adresse au nord, au sud, à l'est et à l'ouest et, sur le sable, il trace une croix. C'est là. On apporte la paille qui va servir à allumer le bûcher et, sur cette paille, on entasse les fagots de bois. Chaque garçon a tenu à apporter le plus gros fagot possible pour montrer aux hommes sa jeune force.
Et même les plus petits se sont réunis pour porter cette énorme bûche. Tout est prêt. On amène le veau. On le renverse sur le sol, la tête tournée vers l'est. Les aides le maintiennent, le sacrificateur tâte le cou pour savoir quel est l'endroit exact, et il tranche la gorge. Et, pour que le sang coule le plus largement possible sur la terre, on soulève la tête égorgée.
Le dessin du sang est favorable. Favorables aussi, les derniers mouvements de l'agonie de l'animal.
Le génie de Sargoumé a accepté le sacrifice. Cette année sera bonne pour les gens de Wanzerbé.
Et, alors que s'achève le découpage, que les chiens lèchent le sang qui a coulé sur la terre, les visages des magiciens ont retrouvé leur sourire car ils savent que, cette année, il y aura encore la bonne santé et de bonnes récoltes au village de Wanzerbé.
Un vieillard s'approche du bûcher et y met le feu.
Le chef de village envoie les enfants chercher les morceaux de viande pour les jeter sur le feu où [ils] seront simplement grillés.
Toute la viande doit être ainsi grillée, car aucun morceau ne doit rentrer au village. Et la peau elle-même est tranchée en lanières pour être brûlée.
Ces morceaux de viande sont à peine grillés que les magiciens les enlèvent du feu et les jettent aux enfants qui se battent pour les manger.
Et bientôt tout est mangé. Les derniers morceaux sont enterrés dans un trou que l'on a creusé dans le sol. La cérémonie du sacrifice au génie de la montagne de Sargoumé s'achève. Les magiciens se séparent. Chacun part seul de son côté. Les enfants rentrent au village et le chef des enfants leur donne l'ordre de rentrer en courant, comme le veut la coutume .
Et le chef … (31'33)