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20180088_0017

© Thibaut VERGOZ / IGE / CNRS Images

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Préparation d'un échantillonneur passif atmosphérique des espèces mercurielles gazeuses

Des chercheurs du CNRS, de l’Université Grenoble Alpes et leurs collaborateurs internationaux ont démontré l’importance de l’absorption du mercure, polluant atmosphérique, par la végétation. Ils estiment que les feuilles des plantes séquestrent chaque année la moitié des émissions anthropiques globales de mercure soit environ 1 000 tonnes. À l’automne, les litières de feuilles ayant séquestrées le mercure le transfèrent aux sols. Cette pompe biologique joue ainsi un rôle important dans le transfert du polluant présent sous forme de trace dans l’atmosphère vers les écosystèmes aquatiques où il s’accumule jusqu’à des niveaux élevés à l’intérieur des poissons.
Olivier Magand (IGE CNRS) termine une MLD d'un an sur l'île de la Réunion. Il est accueilli au LAcy à Saint Denis et a passé cette année à mesurer en continu les concentrations de mercure atmosphérique dans différents milieux naturels et urbanisés de l'île, à l'aide d'instruments d'enregistrements déployés sur le terrain. Il dispose pour cela d'un analyseur continu de mercure atmosphérique gazeux (TEKRAN 2537) installé à l'Observatoire de Physique Atmosphérique de la Réunion (OPAR) au Maïdo, et de nombreux échantillonneurs atmosphériques passifs (PAS) dispersés sur l'île.

Olivier Magand prépare un nouvel échantilonneur de mercure passif PAS avant de le fixer sur le toit de l'OPAR de la Réunion, à 2200 mètres d'altitude. Les intérêts de ces nouveaux dispositifs très simples à mettre en ½uvre sont nombreux : ils ne nécessitent pas de motorisation (pompage passif, contrairement au TEKRAN), ils intègrent les données sur un mois complet, fonctionnent sous tous les climats et par toutes les conditions météo, et sont peu coûteux. Ces caractéristiques permettent d'en déployer beaucoup, partout, et facilement (et donc potentiellement par des opérateurs formés localement et non spécialistes). Leur intérêt scientifique est donc particulièrement fort, car il est possible de déployer ces PAS dans différentes régions de la planète avec un grand nombre de collaborateurs, et donc d'augmenter le maillage d'observation. Le PAS est donc très complémentaire du TEKRAN, qui permet quant à lui une analyse à haute fréquence (1 mesure / 15 minutes) dans un endroit particulier.

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