Actualité scientifique

La tête dans les étoiles

Dans la nuit du 5 au 6 juillet, la Terre sera à son « aphélie », c’est-à-dire la distance la plus éloignée du Soleil. L’occasion de partir à la rencontre des télescopes les plus modernes et performants, qui nous permettent d’observer notre Univers comme jamais auparavant...
L'Observatoire du pic du Midi au clair de Lune
L'Observatoire du pic du Midi au clair de Lune
© Hubert RAGUET / Laboratoire de Physique de l'ENS / Observatoire de Paris / Observatoire Midi-Pyrénées / CNRS Photothèque
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Dans la nuit du 5 au 6 juillet 2021, à 00h27 très exactement en France, la Terre sera à son aphélie. Autrement dit : elle se trouvera à 152 100 527,044 km du Soleil, soit la plus grande distance possible entre notre planète et son étoile. L’aphélie désigne ce point de l’orbite d’un objet (planète, comète…) où celui-ci est le plus éloigné de son étoile ; lorsqu’au contraire il en est le plus proche, on parle de périhélie.

Si cet événement ne fait pas la Une des journaux et n’a pas d’incidence particulière sur nos existences, il intéresse les astronomes. Il faut dire que c’est un peu leur passion, les étoiles et les planètes, et qu’ils n’ont pas chômé, accompagnés d’ingénieurs toujours plus ingénieux, pour se doter de moyens extraordinaires pour les observer au mieux. C’est ainsi que nous avons vu pousser un peu partout, de la France au Chili, une nouvelle génération de télescopes et d’instruments incroyablement performants, qui ont permis de repousser les limites de l’observable et d’explorer de nouveaux recoins de notre Univers.

Citons, par exemple, à la station de planétologie du pic du Midi, la récente caméra infrarouge développée par David Darson pour réaliser de nouvelles images de notre système solaire en consommant moins de ressources. Mais c’est au Chili, là où la pollution lumineuse est faible et où la proximité de l’équateur offre le meilleur point d’observation, que les télescopes les plus ambitieux se sont implantés ces dernières années. Évoquons notamment le Very Large Telescope (VLT), l’un des instruments les plus utilisés au monde avec plus d’une publication scientifique par jour en moyenne ; il permet d’observer les galaxies jusqu’aux confins de l’Univers grâce aux instruments Muse et Sphere, produits dans des laboratoires français et dont nous vous racontons l’incroyable histoire. Toujours au Chili, le LSST (Large Synoptic Survey Telescope) s’apprête à cartographier entièrement l’Univers en 3D, afin d’en livrer un « film » nous permettant de comprendre sa composition et ses dynamiques. L’enjeu : en apprendre davantage sur la matière noire et l’énergie noire qui composent 95 % du cosmos, mais aussi identifier d’éventuels objets géocroiseurs, ces astéroïdes susceptibles d’entrer en collision avec la Terre. Là encore, des scientifiques du CNRS ont participé à la création de cet outil extraordinaire. Nous vous proposons donc de lever avec nous les yeux vers le ciel à travers les télescopes les plus incroyables de notre planète, et de vous promener parmi les étoiles…

CNRS Images,

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