Présentation
Cette exposition présente des photogrammes de films de Jean Rouch prélevés de la pellicule 16 millimètres qu’il affectionnait. Peu d’images sans doute, pour une œuvre filmique aux quelques 180 titres – entre films achevés et, pour près de la moitié, inachevés.
Nous avons dégagé quelques motifs qui nous semblent traverser cette œuvre si variée et surprenante. Tels ces gestes de travail dévoilant l’attention portée au concret et au quotidien. Ou ces déclinaisons de féminités ponctuant l’œuvre de manière discrète et disant quelque chose du désir, caché. Ou ces modernités que Jean Rouch découvre avec étonnement et dont il participe. Ou encore ces regards, ces rires et ces pulsions scopiques, qui soulignent la dimension fortement réflexive de l’entreprise, mais aussi l’enthousiasme et l’agir avec joie. Ou ces doubles & inversions, ces signes, tentant de rendre visible ce qui accompagne mystérieusement et continuellement les multiples aspects de l’existence. Enfin, les fondamentaux de ce cinéma essentiel, fait de « bouts de celle », d’une économie de moyens et d’une fertilité rares : les mouvements, les lumières (Neian Ryu & Andrea Paganini).
Panneaux en triptyques : 18 panneaux images + 2 panneaux de texte :
Gestes de travail
Féminités
Pulsions scopiques
Doubles & inversions
Mouvements
Lumières
Institut(s)
Support(s)
Conception et réalisation éditoriale et graphique
Description du format numérique
Informations réservation
Les expositions peuvent être complétées par une sélection de films recommandés par notre chargée de médiation scientifique.