20210105_0001

© Bruno et Nicolas JOURDAIN / UGA / IPEV / CNRS Images

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Scientifique sous la pluie en Terre Adélie, Antarctique

Scientifique sous la pluie près de la base antarctique Dumont-d'Urville, en terre Adélie, en Antarctique. La pluie est rare en Antarctique mais lorsqu’elle survient, elle peut avoir de lourdes conséquences. Elle est par exemple susceptible de provoquer la mort des poussins des manchots, dont les plumes ne sont pas imperméables à l’eau liquide. Elle favorise également la fonte du manteau neigeux, ce qui peut entraîner des variations de la masse de la calotte et, in fine, une montée globale du niveau des mers. Pour prévoir et anticiper ces phénomènes, il est nécessaire de connaître la quantité et la phase des précipitations que reçoit la calotte Antarctique. A cette fin, des scientifiques étudient les évènements de pluie survenus à l’échelle de l’Antarctique. L'analyse de scénarios réalisés à partir de plusieurs modèles de climat leur a permis en outre de prévoir l’évolution future de la quantité et de l’intensité des pluies sur l’inlandsis. Ces travaux montrent que la pluie tombe jusqu'à 4 jours par an sur la majeure partie des côtes de l'Antarctique de l’est, et plus de 50 jours par an sur le nord-ouest de la Péninsule antarctique. Si les gaz à effet de serre continuent d'être libérés à un niveau élevé, les quantités de pluie augmenteront de 240 % en moyenne sur le continent d’ici à 2100. Cela augmentera la vulnérabilité des grandes plateformes glaciaires à des évènements de fonte intense amplifiée par la pluie.

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