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© CNRS - 2024
Numéro de notice
8098
Médaille de cristal 2024 : Sébastien Weber, ingénieur de recherche en physique
Portrait de Sébastien Weber, médaille de cristal 2024 du CNRS, ingénieur de recherche en physique.
Son travail consiste principalement à concevoir, développer et utiliser des équipements scientifiques - et les interfaces logicielles associées - pour mesurer les propriétés optiques des objets à l'échelle nanométrique.
"Travailler au CNRS m'offre la chance d'explorer des idées novatrices sur le long terme et de prendre des risques. Cette médaille est comme une main qu'on me met sur l'épaule pour me féliciter et m'encourager à poursuivre dans cette voie".
Durée
Année de production
Définition
Couleur
Son
Version(s)
Support Original
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Transcription
Bonjour, je m'appelle Sébastien Weber,
je suis ingénieur de recherche
au CNRS au laboratoire CEMES.
Tout a commencé à mon entrée
à l'Ecole Normale Supérieure de Cachan
où j'ai découvert
la physique expérimentale
et mon goût pour cette physique,
ce qui m'a poussé à continuer
avec un doctorat
sur les impulsions
laser femtoseconde,
leur façonnage temporel
pour le contrôle de systèmes
atomiques et moléculaires.
J'ai ensuite poursuivi
cette recherche
à l'Imperial College, à Londres,
puis au CEA à Saclay
et enfin de nouveau à Toulouse
à l'Université,
avant de rentrer au CNRS, au CEMES
pour développer des techniques
expérimentales en optique,
spectroscopie et optique ultra-rapide.
Donc mes activités
se déclinent en trois parties.
La première, c'est
la responsabilité
du service optique
technique, du laboratoire
où je gère
une équipe et des instruments
afin que les chercheurs puissent
y caractériser leur matériau
par voie optique.
La deuxième, c'est mon activité
au sein du groupe de recherche NEO
du laboratoire, où je développe
à travers le co-encadrement d'une thèse,
des expériences de façonnage
d'impulsions électroniques
dans le microscope
à l'aide du façonnage optique
dont je suis le spécialiste.
Ce travail va permettre
un meilleur contrôle
des impulsions électroniques
dans le microscope afin de mieux
caractériser les échantillons
qu'on a inséré à l'intérieur.
Le dernier volet
et le plus important,
pour ce qui me concerne, c'est
le développement
d'une interface logicielle PyMoDAQ
pour faire de l'instrumentation
et de l'orchestration
de dispositifs expérimentaux.
Cette solution logicielle est
open-source et j'ai donc développé
une communauté
autour de ça, nationale
à travers plusieurs actions
nationales de formation
et des workshops annuels
où les gens se rencontrent
pour évoquer le futur du logiciel.
Alors
mon projet de logiciel PyMoDAQ
est vraiment quelque chose
que je veux développer
à travers la création
sur le long terme d'un consortium
d'utilisateurs publics et privés
qui permettrait à ce projet d'être
autofinancé, autofinancé
pour proposer des formations,
mais surtout pour contribuer
à son développement
et à son essor.
Mon quotidien est constitué
de ces tables optiques
qu'on voit juste derrière moi,
sur lesquelles on va disposer
un ensemble d'éléments optiques,
que ce soit des miroirs,
des lentilles
ou des éléments plus avancés
pour diriger et emmener
les faisceaux lumineux, faisceaux
laser à l'endroit où on en a besoin
et de la façon dont on a besoin.
La médaille de cristal du CNRS,
c'est avant tout une reconnaissance
et surtout une source de motivation
pour continuer
à développer des instruments
et en particulier le logiciel,
pour moi, PyMoDAQ.
La lumière que la médaille
va apporter à ce logiciel
va permettre
d'étendre son utilisation,
je l'espère, à une communauté
toujours plus foisonnante,
nationale et internationale.
Mon message est tiré
de mon expérience personnelle.
J'étais persuadé de vouloir
faire une carrière de chercheur
et les aléas de la vie
et aussi les opportunités ont fait
que finalement,
je suis ingénieur de recherche
et j'ai découvert
que c'est vraiment ce métier
qui correspond
le mieux à mon caractère.
Et donc finalement,
il faut être suffisamment flexible
dans sa vie et ne pas s'arrêter
à une idée préconçue qu'on s'était
forgée dans le passé.