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© CNRS - 2026
Numéro de notice
8344
Marc Bloch et l'histoire de l'Angleterre
Titre Série
Marc Bloch, penser l'Histoire et le Moyen-ÂgeMarc Bloch, historien emblématique, a exploré l'histoire médiévale anglaise à travers des séjours à Cambridge, Oxford et la London School of Economics. Ses travaux, souvent centrés sur l'hagiographie, la royauté et l'économie médiévale, révèlent une passion pour l'histoire comparée.
Collaborant avec des figures comme Eileen Power et Michael Postan, il a analysé les structures sociales anglaises, enrichissant ses méthodes par des échanges transnationaux. Moins connue que ses études sur la France ou l'Allemagne, cette dimension de son oeuvre souligne son ouverture européenne.
Un héritage qui invite à redécouvrir ses écrits sur l'Angleterre, clés pour comprendre sa vision de l'histoire.
Durée
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Définition
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Son
Version(s)
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Transcription
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Dans son livre sur Marc Bloch et l'Angleterre, François Olivier Touati montre que l'intérêt de Marc Bloch pour l'histoire anglaise remonte à ses années d'études et se nourrit notamment dans les années 1920.
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Et dans son livre, il montre un petit peu tous les liens qui ont fait que Marc Bloch s'est intéressé dans une perspective d'histoire comparative et globale de la période féodale à l'Angleterre spécifiquement.
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Alors, Marc Bloch fait un premier voyage en Angleterre, à Londres à l'été 1921, il vient soutenir sa thèse et il s'intéresse à un document qui est encore complètement inédit et qui n'est connu qu'à partir de deux manuscrits.
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C'est un texte hagiographique qui raconte la vie du dernier roi national anglais, Edouard le Confesseur et il s'intéresse à la vie qui a été rédigée par un moine de Westminster, Osbert de Clare.
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Et donc il peut avoir accès à ces deux manuscrits pas tellement sous leur forme manuscrite justement documentaire, mais il peut avoir accès aux photographies de manuscrits d'Oxford.
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Et puis a une transcription qui a déjà été faite par l'archiviste de la British Library.
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Donc il revient à la suite de ce premier voyage et il publie donc cette Vita.
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Et dans l'édition de cette Vita, il passe un long moment à discuter des sources potentielles d'Osbert de Clare et notamment d'un texte anonyme qui est également une autre Vita, une vie d'Edouard le Confesseur qui repose à Westminster, dont il essaie de proposer une datation.
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Donc il développe tout un argumentaire pour essayer de montrer que ce texte-là...
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Il effectue un deuxième voyage en Angleterre en 1934, un voyage beaucoup plus officiel puisqu'il est invité à Cambridge par George Coulton qui est un historien tardivement rattaché à l'université, qui l'invite pour donner une série de conférences.
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Et à ce moment-là, il prend contact avec Eileen Power qui se trouve à Londres et qui deviendra plus tard l'épouse de Michael Postan, avec lequel il va nouer des contacts intellectuels et amicaux durables jusqu'à la fin de sa vie.
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En 1938, il est à nouveau invité à Londres pour faire une série de conférences, mais il doit rentrer précipitamment en France, alors que la Tchécoslovaquie vient de tomber aux mains des nazis.
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Alors, j'ai choisi cet aspect-là de la vie de Marc Bloch, parce que je suis, moi aussi, une historienne de l'Angleterre, j'ai un peu rencontré les mêmes difficultés que Marc Bloch à nouer des liens avec les historiens britanniques.
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Au fond, faire de l'histoire médiévale anglaise est quelque chose qui reste marginal en partie en France depuis Marc Bloch, aussi par le manque de relais institutionnels, de réseaux identifiés.
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En réalité, Marc Bloch regardait beaucoup plus vers l'Angleterre que vers l'Allemagne. Jusqu'à la fin de sa vie, l'Angleterre va rester toujours une sorte d'horizon, une lueur d'espoir qui ne le quittera jamais pendant toute la guerre.