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© Christophe BARBRAUD / CEBC / CNRS Images

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Petits pingouins, guillemots de Troïl et macareux moines à Saint-Pierre-et-Miquelon

Petits pingouins, "Alca torda", guillemots de Troïl, "Uria aalge", et macareux moines, "Fratercula arctica", sur l'île du Grand Colombier, dans l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon. Le projet Toxseabird documente le degré de contamination des oiseaux marins aux substances poly- et perfluoroalkyles (PFAS), ou polluants éternels, ainsi que son impact physiologique et démographique. L'étude suit quarante espèces d'oiseaux marins, issues de France métropolitaine et d'outre-mer, et analyse une trentaine de contaminants. Les premiers résultats révèlent que la plus forte concentration en PFAS se trouve à Saint-Pierre-et-Miquelon, et la plus faible en Antarctique. En France métropolitaine, les espèces piscivores et s'alimentant au large sont les plus touchées. Ces oiseaux sont exposés aux PFAS via la bioaccumulation (transmission par la chaîne alimentaire) et l'utilisation de certains habitats marins. En tant que perturbateurs endocriniens, les PFAS dérèglent le système hormonal des oiseaux. Ils affectent aussi leur coloration, le stress oxydant et le métabolisme. Les mâles les plus contaminés ont un fort taux de spermatozoïdes anormaux, provoquant ainsi des difficultés de reproduction.

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