Programme(s)
Année de production
2015
© Christophe BARBRAUD / CEBC / CNRS Images
20260040_0001
Petits pingouins, "Alca torda", guillemots de Troïl, "Uria aalge", et macareux moines, "Fratercula arctica", sur l'île du Grand Colombier, dans l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon. Le projet Toxseabird documente le degré de contamination des oiseaux marins aux substances poly- et perfluoroalkyles (PFAS), ou polluants éternels, ainsi que son impact physiologique et démographique. L'étude suit quarante espèces d'oiseaux marins, issues de France métropolitaine et d'outre-mer, et analyse une trentaine de contaminants. Les premiers résultats révèlent que la plus forte concentration en PFAS se trouve à Saint-Pierre-et-Miquelon, et la plus faible en Antarctique. En France métropolitaine, les espèces piscivores et s'alimentant au large sont les plus touchées. Ces oiseaux sont exposés aux PFAS via la bioaccumulation (transmission par la chaîne alimentaire) et l'utilisation de certains habitats marins. En tant que perturbateurs endocriniens, les PFAS dérèglent le système hormonal des oiseaux. Ils affectent aussi leur coloration, le stress oxydant et le métabolisme. Les mâles les plus contaminés ont un fort taux de spermatozoïdes anormaux, provoquant ainsi des difficultés de reproduction.
L’utilisation des médias visibles sur la Plateforme CNRS Images peut être accordée sur demande. Toute reproduction ou représentation est interdite sans l'autorisation préalable de CNRS Images (sauf pour les ressources sous licence Creative Commons).
Aucune modification d'une image ne peut être effectuée sans l'accord préalable de CNRS Images.
Aucune utilisation à des fins publicitaires ou diffusion à un tiers d'une image ne peut être effectuée sans l'accord préalable de CNRS Images.
Pour plus de précisions consulter Nos conditions générales
2015
Nous mettons en images les recherches scientifiques pour contribuer à une meilleure compréhension du monde, éveiller la curiosité et susciter l'émerveillement de tous.