La 45ᵉ édition du festival Jean Rouch, dont le CNRS est un partenaire historique, se tiendra du 7 au 30 mai à Paris au musée du quai Branly – Jacques Chirac, à la Bibliothèque nationale de France, au Musée de l’homme et au cinéma Reflet Médicis.
Organisé par le Comité du film ethnographique, ce festival offre un regard décalé, surprenant et parfois provocant sur nos sociétés.
À cette occasion, le CNRS vous invite à redécouvrir les films numérisés et restaurés de nos collègues, chercheurs CNRS en ethnologie et anthropologie, dont les films patrimoniaux sont gérés par CNRS Images, associé cette année à deux évènements :
- Le 10 mai de 14h30 à 18h30 sera une journée d’hommage à l’ethnomusicologue Hugo Zemp, décédé le 3 janvier 2026, avec la projection du film Une fanfare africaine (2004, 74’), film du fonds de CNRS Images ; projection au musée du quai Branly–Jacques Chirac ;
- Le 21 mai de 14h30 à 16h30 aura lieu une séance archive, durant laquelle nous avons donné carte blanche à Joëlle Robert-Lamblin, cinéaste-anthropologue au CNRS. Trois films seront présentés dont deux ont été renumérisés et restaurés pour l’occasion :
Banquise d’été (1968, 19’)
La saison du crabe royal (1971, 14’)
L’appel de la toundra (2003, 22’)
Sélection à consulter ici
Filmer sur le terrain... Dans le courant des années 1960, le cursus des études ethnologiques, dispensées dans le cadre du Musée de l’homme, recommandait aux futurs chercheurs l’utilisation de la caméra sur le terrain. Dans le sillage de Jean Rouch, des cours de réalisation de films étaient alors proposés aux étudiants. La caméra devait être considérée comme le complément naturel du crayon dans le recueil des informations et des observations. Ce n’est qu’une fois le chercheur bien implanté dans la population étudiée, qu’il pouvait commencer à recourir à la caméra sans risque de perturber les activités quotidiennes. J’ai ainsi réalisé mes premières prises de vue en 1968, au Groenland oriental, au moyen d’une caméra Beaulieu 16 mm. Puis, à partir de l’an 2000, j’ai apprécié la facilité d’usage des petites caméras numériques, plus légères, plus discrètes et permettant de filmer en faible luminosité. En définitive, ces témoignages vivants apportent un éclairage particulier aux enquêtes de terrain, ils « humanisent » les publications scientifiques et contribuent à les rendre accessibles à un plus grand nombre.” Joëlle Robert-Lamblin
Toutes les projections sont suivies d’un débat avec les chercheurs et les cinéastes.
Retrouvez la programmation complète du festival en ligne et sur la page Facebook du festival,
sur les sites du Musée de l’homme et de l’Auditorium Jean-Rouch.
L’entrée est libre dans la limite des places disponibles.