Le film « Animus femina » d’Éliane de Latour est sorti en salle le 7 janvier 2026.
Dans un monde où la domination humaine menace l’équilibre du vivant, le film donne la parole à quatre femmes engagées. Vétérinaire, biologiste, artiste et protectrice des animaux, chacune retisse, à sa manière, les liens brisés entre humains et faune sauvage. Entre science, art et résistance, ce documentaire d’Éliane de Latour interroge : comment réinventer une cohabitation harmonieuse avec les mondes sauvages ? Un voyage poétique et urgent, entre crises écologiques et lueurs d’espoir.
Réalisé par Éliane de Latour, anthropologue émérite (CNRS/EHESS), Animus femina explore la crise écologique à travers le prisme de la science et de l’engagement féminin. Le film s’appuie sur des approches pluridisciplinaires pour questionner notre rapport au vivant :
- Biologie marine : Sara Labrousse, chercheuse au CNRS (LOCEAN), étudie les manchots et phoques en Antarctique, sentinelles des bouleversements océaniques. Ses travaux révèlent l’urgence d’une science sobre et éthique, face à l’effondrement des écosystèmes polaires.
- Médecine vétérinaire et écologie : Marie-Pierre Puech, fondatrice de l’hôpital de la Faune sauvage dans les Cévennes, allie soins aux animaux et lutte contre l’urbanisation hostile. Son travail, en collaboration avec le Muséum national d’histoire naturelle, trace les voies d’une coévolution respectueuse entre espèces.
- Anthropologie et art : le film intègre aussi une dimension ethnographique, en s’inspirant des recherches de Philippe Descola sur les relations entre humains et non-humains. L’artiste Isis Olivier, par ses peintures, restitue la sensibilité des animaux, tandis que Francine Génieux incarne une symbiose quotidienne avec la faune sauvage.
À travers ces portraits, le documentaire propose une réflexion sur la recherche scientifique comme levier de réconciliation avec le vivant, entre données objectives et engagement subjectif.
Autrice et réalisatrice : Éliane de Latour
Production : Les films d’ici Méditerranée, Les films du tambour de soie
Co-production : Avidia, Studio Orlando, CNRS